ARTS GRAPHIQUES

Jean Hugo, Double portrait de Jean Cocteau

Le musée Fabre conserve l'un des fonds publics les plus complets consacrés à l’oeuvre de Jean Hugo. Depuis la rétrospective Jean Hugo organisée en 1995, de nombreux achats et dons sont venus enrichir cet ensemble remarquable, avec des œuvres de référence tel que L'Imposteur .
Réalisé en 1923, le Double portrait de Jean Cocteau date des années d’intense collaboration entre les deux artistes et témoigne de la réelle amitié qui les unit. Il complète l’acquisition faite en 2011 d’un Portrait de Jean Cocteau , une lithographie sur papier de Chine. Rencontré en 1912 au Théâtre des Arts, aux Batignolles à Paris, Jean Cocteau devient un ami proche de Jean Hugo. Il fut, avec Érik Satie, le témoin de son mariage, en 1919, avec Valentine Gross, l’une des muses du surréalisme.
Cocteau lui commande des scénographies de fêtes et des créations pour des spectacles d’avant-garde. Leur véritable collaboration commence en 1921. Jean Hugo réalise les costumes et les masques pour le ballet pantomime Les mariés de la Tour Eiffel , puis en 1924, les décors des costumes de Roméo et Juliette . En 1926, il dessine les décors d’ Orphée au Théâtre des Arts.

En 2012, l’ensemble du fonds Jean Hugo du musée Fabre a fait l’objet d’un prêt exceptionnel à la maison Cocteau de Milly-la-Forêt, en écho à l’exposition Jean Cocteau Unique et Multiple présentée au musée de Montpellier. À l’occasion des 30 ans de la disparition de Jean Hugo, le musée Fabre rend hommage à l’artiste en exposant, dans la salle consacrée à son œuvre, les dernières acquisitions. Au côté du Double portrait de Jean Cocteau , cinq œuvres achetées lors de la grande vente consacrée à Victor Hugo et sa famille, en 2012, sont révélées aux visiteurs ( L'Homme à la pâquerette , 1921 ; Projet pour Le miroir magique , 1926 ; Table de jeu , 1919 ; Kew Garden , non daté ; Conversation au puits , 1934). La donation en 2013 d’un ensemble d’imprimés illustrés par Jean Hugo, provenant d’une collection particulière américaine, retrace le compagnonnage de l’artiste avec les écrivains et poètes.

Achille-Etna Michallon, Vue de l’abbaye de Vallombreuse

Achille-Etna Michallon, Vue de l’abbaye de Vallombreuse

Premier lauréat du Grand Prix du paysage historique, institué en 1817, Achille Michallon arrive à Rome en 1818 pour un séjour de quatre ans et se lie d’amitié avec son condisciple Léon Cogniet qu’il rencontre à la Villa Médicis. Il multiplie les études dans la campagne environnante et entre en contact avec d’illustres devanciers résidant à Rome : Boguet, Chauvin et Granet. L’année suivante, il entreprend un voyage à Naples et en Sicile où il réalise d’admirables études à l’huile d’après nature. En 1821, Michallon regagne Paris par Florence où il rencontre François-Xavier Fabre. Peut-être sur la suggestion de ce dernier, il visite, en juillet, le site célèbre du couvent des Camaldules à Vallombreuse dans les Appenins. Le dessin de Michallon, qui a appartenu à son ami Léon Cogniet, est évocateur de l’ambiance du lieu et précis, en particulier pour les détails architecturaux du couvent.

Louis Gauffier (1761-1801) fit en 1797 plusieurs dessins et études peintes de l’abbaye qui lui servirent pour l’exécution de quatre grands tableaux montrant l’abbaye suivant des points de vue différents, dont La Vue de Vallombreuse, abbaye des Apennins , acheté par le musée Fabre en 2006. Cette conjonction d’amitiés, à des dates diverses, autour de Fabre, l’importance de ces trois artistes pour l’évolution du paysage au début du XIXe siècle et la beauté du site représenté suscitent l’intérêt du musée. Fabre lui-même fit entrer dans les collections plusieurs œuvres de Gauffier évoquant l’abbaye des Camaldules, lieu solitaire et sauvage bien connu des artistes depuis la Renaissance, qui expriment la sensibilité nouvelle pour la nature ( Le couvent de Vallombrosa et le Val d'Arno vus du Paradisino ). Il appréciait le talent de Michallon et lui acheta le Philoctète dans l'île de Lemnos , en 1822, l’année de la mort prématurée du jeune artiste, à l’âge de 26 ans.

Romain Étienne Gabriel Prieur, Vue de Subiaco

Romain Étienne Gabriel Prieur, Vue de Subiaco

Elève de Jean-Victor Bertin (1767-1842), Gabriel Prieur se spécialisa comme Achille-Etna Michallon dans le paysage historique. Prix de Rome en 1833, il part pour trois ans en Italie. C’est pendant cette période qu’il fit ce grand dessin de feuilles collées représentant le site célèbre de Subiaco, près de Rome. Le lieu est fréquenté très tôt pour les vestiges de la villa de l’empereur Néron et la retraite d’ermite de saint Benoît de Nursie, dans une grotte de Subiaco, où il fonde son premier monastère.
L'austère beauté du site de Subiaco, dans les montagnes du Latium, alliant une nature grandiose à des vestiges et des architectures pittoresques, fit de ce lieu un sujet de prédilection pour de nombreux artistes. Les peintres l’ont souvent représenté, ainsi Boguet ( Vue de San Vito, près de Subiaco , 1823) et Demoulin ( Environs de Subiaco , vers 1784 - 1790) dans deux tableaux du musée Fabre, mais aussi Bidault ( Vue prise de Subiaco , 1789) au musée du Louvre.
Ce beau dessin d’un artiste plus tardif offre un ample panorama du site entier, avec le monastère dans le lointain. Cette vue différente de celles conservées déjà au musée Fabre complète le cabinet d’arts graphiques du musée très marqué par l’Italie et le goût des paysagistes néoclassiques.

Camille Descossy, Ensemble de cinq dessins

Camille Descossy, Ensemble de cinq dessins

Un Port de Sète
1946
Encre de chine sur papier vélin
H. 36,5 ; L. 26,9 cm
Inv. 2013.10.3

Un Portrait de Desnoyer
1963
Encre de chine sur papier vélin
H. 31 ; L. 23,9 cm
Inv. 2013.10.5

Olivier
1968
Plume, lavis, encre de chine sur papier à vélin
H. 36,4 ; L. 27 cm
Inv. 2013.10.4

Grand Duc
1969
Plume, lavis, encre de chine sur papier à grain
H. 64 ; L. 43,2 cm
Inv. 2013.10.1

Un Chêne
1972
Encre de chine sur papier à grain
H. 27,2 ; L. 32,6 cm 
Inv. 2013.10.2

Camille Descossy a été une personnalité importante du monde artistique montpelliérain au XXe siècle. Catalan d’origine, il se forme à l’école des Beaux-Arts de Montpellier sous la direction de Louis Guigues, avant de s’installer à paris en 1922. Il fréquente à cette époque les milieux parisiens, expose et vend ses premiers tableaux. Alors qu’en 1931 s’ouvre sur concours un poste de professeur de dessin à Montpellier, l’opportunité lui est donnée de revenir définitivement en Languedoc. Reçu premier, il est nommé professeur à l’école des Beaux-Arts de Montpellier, avant d’en être nommé Directeur en 1939. Il occupera ce poste jusqu’en 1967.

Ces cinq dessins complètent le don de deux toiles par la Fondation d’Entreprise du musée Fabre, Hommage à Zurbaran et Le Placard noir , présentées lors de la rétrospective Camille Descossy , organisée par la Ville de Montpellier en 2012-2013 à l’Espace Dominique Bagouet. Ces oeuvres permettent de compléter le corpus de l’artiste dans les collections du musée Fabre, dans l’une des techniques de prédilection de l’artiste. Un tel ensemble renforce, en outre, la position du musée Fabre comme lieu de référence pour l’histoire de la peinture en Languedoc.

Jean Hugo, Ensemble de six imprimés

Jean Hugo, Ensemble de six imprimés

Les feuilles libres
Mars-avril 1925
10 dessins et un hors texte en noir et blanc
H. 23 ; L. 18,5 cm
Inv. 2013.21.1

Robert Louis Stevenson, Stamford, the Overbook press An Inland Voyage
1938
22 Gouaches en couleur
H. 29 ; L. 21,5 cm
Inv. 2013.21.2

Gouaches de Jean Hugo, illustrées par un texte de Paul Eluard, éditions de la galerie Charpentier, exemplaire n° 348
En avril 1944 : Paris respirait encore !
1945
7 Gouaches en couleur
H. 29,5 ; L. 22 cm
Inv. 2013.21.3

Max Jacob
Le Cornet à dés
1948
11 gouaches en couleur
H. 26,5 ; L. 17,5 cm
Inv. 2013.21.4

Maurice Scève, Nouveau cercle Parisien du Livre, exemplaire n° 12
Saulsaye
1971
26 lithographies en couleur et 26 lithographies sur papier Japon nacré
H. 34 ; L. 26,5 cm
Inv. 2013.21.5

Jean Hugo, éditions Actes Sud
Voyage à Moscou et à Leningrad
1984
19 Gouaches en couleur
H. 24 ; L. 13 cm
Inv. 2013.21.6

Cette donation, provenant d’une collection particulière américaine, consiste en un ensemble d’imprimés reflétant le goût de l’artiste pour un art polyvalent. Féru de culture, Jean Hugo s’est illustré par l’envie de mettre sa technique et sa vision artistique au service de l’art littéraire. En 1945, lorsque la galerie Charpentier publie En avril 1944 : Paris respirait encore ! , ses gouaches constituent la matrice nourricière d’où son ami Paul Éluard puise l’inspiration, pour rédiger un bref texte où les repentirs de ce dernier entrent en résonnance avec les traits du peintre.
Hugo s’attarde à extraire et ne figurer que l’essentiel au sein de ces peintures aux formats restreints. Lorsqu’il illustre les textes de Robert Louis Stevenson par exemple, les compositions se veulent aérées et simples, à l’aide de l’emploi de la gouache dont les couleurs vives permettent d’animer les pages. Dans un autre registre, c’est en 1953 avec la première publication de son Voyage à Moscou et à Leningrad , que Jean Hugo laisse sa plume et son pinceau se combiner pour dépeindre son séjour et transmettre au mieux ses sensations. En raison d’une de ses gouaches présentant des femmes balayant la neige, il fut contraint de voir son livre interdit par l’URSS pour cause de sujet inconvenant. La volonté seule de l’artiste parviendra à faire en sorte que l’ouvrage soit de nouveau édité, mais pour cela il faudra attendre 1984, à la fin de sa vie.

André Castagné, Ensemble de quatre dessins

André Castagné, Ensemble de quatre dessins

Le Capitole
Août 1981
Pointe noire et fusain sur papier
H. 49,5 ; L. 38 cm
Inv. 2013.20.1

Place du Capitole
Janvier 1975
Pointe noire et fusain sur papier
H. 59,5 ; L. 40 cm
Inv. 2013.20.2

Sur les flancs du Capitole
Février 1976-mars 1978
Pointe noire et fusain sur papier
H. 64 ; L. 50 cm
Inv. 2013.20.3

Plage de Carnon
Août 1981
Pointe noire et fusain sur papier
H. 30 ; L. 50 cm
Inv. 2013.20.4

Professeur à la faculté de droit de Montpellier, André Castagné a, depuis son adolescence,  pratiqué la peinture et le dessin, marqué par la personnalité de Louis Charles Eymar (1882-1944), un ami de sa famille, et par ses visites assidues au musée Fabre. Ces dessins donnés au musée, révélés pour la première fois au public lors de l’exposition André Castagné, Auguri romani à la salle Bagouet de Montpellier au printemps 2013, permettent de prendre la mesure de ses dons artistiques surprenants - que ce soit au service des sites de la Ville éternelle qui n’ont cessé de stimuler son imaginaire et sa sensibilité ou de ceux, proches du littoral languedocien qu’il fréquente depuis son enfance. Ces dessins, d’une composition infaillible, d’une écriture minutieuse et acérée tissent des liens évidents et stimulants avec les artistes néoclassiques du cabinet des Arts graphiques du musée (Fabre, Gauffier, Hackert), eux aussi fascinés par l’Italie.

Jean-Pierre Blanche, Ensemble de cinq pastels

Jean-Pierre Blanche, Ensemble de cinq pastels

Les Grandes salines
2005
Pastel
H. 83 ; L. 12,5 cm
Inv. 2013.18.1

Hist.: don de l’artiste, 2013

La Lumière de l’atelier
2012
Pastel
H. 65 ; L. 80 cm
Inv. 2013.19.1

Ferme n°1
2012
Pastel
H. 65 ; L. 80 cm
Inv. 2013.19.2

Les Grands arbres
2013
Pastel
H. 65 ; L. 80 cm
Inv. 2013.19.3

Les Abords
2013
Pastel
H. 65 ; L. 80 cm
Inv. 2013.19.4

Hist.: don des Amis du Musée Fabre, 2013

Ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Montpellier, puis de Paris, Jean-Pierre Blanche a reçu en 1955 le prix Abd-el-Tif qui lui ouvre un séjour de deux ans au Maghreb. En 1965, il se fixe à Aix-en-Provence où il travaille toujours. Paysagiste dans l’âme, Blanche s’intéresse à quelques thèmes récurrents dans son oeuvre (chemin solitaire, bord de mer, motifs de végétations…) dont il cherche à restituer les architectures secrètes et les colorations sensibles. Les quatre pastels, datés de 2012 et 2013, font partie d’une recherche sur le thème de la nuit, menée par l’artiste dans les parages du domaine de Pont-Rout, une bastide du XVIIIe siècle, qu’il habite depuis une quarantaine d’années. Ce lieu n’a cessé de nourrir l’imagination et la sensibilité du peintre. Même s’il lui arrive de porter son regard sur d’autres lieux, c’est là qu’il revient toujours tournant inlassablement autour de la maison. Quelques angles de vue, murailles austères percées de rares fenêtres, suffisent à l’évocation de cette bastide provençale. Mais ce qui importe avant tout au peintre, c’est de communiquer la sensation colorée qui a été la sienne lors de ses déambulations nocturnes. Sous les rayons de la lune, les bâtiments de la ferme sont le prétexte à un jeu cubique de formes élémentaires entretenant avec la réalité objective un lien lointain et distendu. D’un grand raffinement de couleurs, tous ces pastels entretiennent des correspondances subtiles avec l’univers des symbolistes comme Degouve de Nuncques qui s’intéressa durant la dernière décennie du XIXe siècle à la représentation de scènes de nuit, dépouillées et silencieuses, utilisant la technique du pastel.

Jean-Pierre Blanche a souhaité offrir au musée Les Grandes salines , datant de 2005, qui révèlent un travail sur l’espace et la lumière à la limite de l’abstraction. Quatre dessins ( Roseaux n°1 , Arbre n°1 ), datés de 1999, entrèrent au musée Fabre en 2002. D’une grande maîtrise d’exécution, ils dépassent le simple motif naturaliste pour rejoindre des préoccupations abstraites qui sont une constante dans le travail de l’artiste.

Alexandre Hollan, Série de 12 fusains de 2012 et un fusain de 2013

Artiste d’origine hongroise né en 1933, Alexandre Hollan passe son enfance à la campagne en Transdanubie (Hongrie occidentale) et à Budapest. Il prend alors conscience de son profond attachement à la nature et aux arbres. En 1956, après le soulèvement de la capitale, il quitte la Hongrie pour Paris où il est admis à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts et étudie à l’École des Arts Décoratifs de 1958 à 1962. Il parcourt ensuite la campagne française, transformant sa voiture en « atelier roulant ». Il connaît alors ses premières grandes impressions visuelles devant la force qui habite les arbres. Ils deviennent, dès 1971, le sujet principal de son œuvre. En 1984, il achète dans l’Hérault un petit mas, mettant fin à sa période nomade et, depuis cette date, son art se développe les mois d’été dans cette région aride, parsemée d’arbustes. C’est devant les mêmes arbres qu’il retrouve et approfondit sa recherche d’année en année. Travaillant sur le principe des variations des « rythmes de la nature » et sur la puissance physique du végétal, il étudie le même objet et essaie d’appréhender les transformations que la lumière et le vent du Midi lui imposent afin de saisir la vibration sensible de la nature. Ses dessins jouent alternativement du flou et de la légèreté, ou de la densité et de l'épaisseur, déclinant les possibilités formelles et techniques que lui offre la matérialité fragile de la feuille et l’ascèse du travail sur papier.

En souvenir de l’exposition monographique consacrée à l’artiste en 2012, Alexandre Hollan, le chemin de l'arbre. A Fa útja , l’artiste a souhaité renforcer le fonds qui lui est consacré au musée Fabre avec une exceptionnelle série de 12 fusains réalisés en 2012 et un autre réalisé durant l’été 2013. Dans cette série très cohérente, l’artiste déploie l’infinie richesse des perceptions possibles autour d’un même motif à savoir ici un arbre intitulé « La grande roue » qui se trouve près de Pouzols.

Daniel Dezeuze, Ensemble de 124 dessins

Daniel Dezeuze, Ensemble de 114 dessins

Les 124 dessins donnés par Daniel Dezeuze renvoient aux débuts de sa carrière ;  datés de 1960 et 1963, ils concernent, en très grande majorité, des paysages des environs de Montpellier et témoignent d’une pratique picturale traditionnelle - sur le motif - qu’il devait remettre en cause par la suite.

Daniel Deuze fait des études d’espagnol tout en fréquentant l’École des Beaux-Arts de Montpellier et reçoit les enseignements de son père, l’artiste peintre Georges Dezeuze, lui-même enseignant au sein de l’école. À 20 ans, ses études le mènent vers l’Espagne, puis il voyage au Canada, au Mexique et aux Etats-Unis où il découvre les œuvres des peintres abstraits de l’après-guerre ainsi que les cultures indienne et nomade. De retour en France, en 1967, il s’installe à Paris et démarre alors sa véritable carrière artistique avec la série des Châssis qui témoigne d’une recherche commune aux démarches plastiques de l’époque, à savoir la déconstruction des supports et des matériaux traditionnels de la peinture. En 1969, il crée avec Vincent Bioulès, Louis Cane et Marc Devade la revue Peinture, Cahiers théoriques , revue de référence pour le groupe Supports/Surfaces, dont il est membre fondateur de 1970 à 1972, et le débat critique de ce temps.

Lorsque le musée Fabre réalise à une exposition Daniel Dezeuze en 2009, l’œuvre de l’artiste est représentée dans les collections du musée par une Échelle (1975) et un dessin Losange (1977). Cet ensemble de 124 dessins constitue donc un enrichissement intéressant qui complète le fonds de cet artiste pour une période habituellement mal représentée dans les collections publiques. Il s’agit aussi d’un témoignage majeur pour la connaissance de la genèse de son œuvre ; il fait écho à la donation consentie récemment par Vincent Bioulès de son fonds d’atelier. Enfin, il nourrit les collections consacrées à l’histoire du paysage en Languedoc pour le XXe siècle.